Berlin,

A l’occasion de la journée de la femme, Babbel, N°1 de l’apprentissage de langues en ligne, réalise un tour d’horizon des concepts empruntés au mouvement féministe les plus utilisés de nos jours.


# Féminisme

Le mot “féminisme” était sur toutes les lèvres en 2017. Le terme a notamment atteint son pic de visibilité avec le mouvement #MeToo, qui a créé le buzz à l’échelle mondiale. Dénonçant le harcèlement sexuel dont sont victimes les femmes, le hashtag a commencé à circuler après que des plaintes ait été portées contre un célèbre producteur de films hollywoodien. En solidarité avec les victimes, les femmes du monde entier ayant elles-mêmes souffert de ce type de violence, ont publié leurs histoires, accompagnées du même hashtag.

#Misandrie

Bien que le féminisme soit un mouvement visant à promouvoir l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, beaucoup de gens le considèrent, à tort, comme le contraire du machisme. La définition de ce terme serait pourtant erronée. “C’est tout le contraire ! Alors que le machisme est désigné comme un moyen de sous-estimer et d’opprimer les femmes, le féminisme lutte pour exposer les violences physiques et morales infligées aux femmes par les hommes. Et c’est pourquoi c’est si important », déclare Annabella Da Encarnacao, VP Marketing - Performance chez Babbel.

#Manterupting


Le terme vient de l’union de deux mots anglais : man et interromping. Il décrit le fait que certains hommes interrompent une femme lorsqu’elle parle et ne la laisse pas finir son discours. Une forme de rabaissement en soi.

#Mansplaining

Ce terme, créé par Rebecca Solnit, auteur de « Men Explain Everything », examine la façon dont certains hommes ont tendance à dévaloriser ou à discréditer les connaissances d’une femme, même lorsqu’il s’agit de sujets qu’elle connaît très bien. Le terme mansplaining peut également être utilisé lorsque les hommes s’évertuent à expliquer des choses pourtant évidentes aux femmes.

#Bropriating

On parle ici de femmes qui se font déposséder de leurs idées par des hommes qui les reprennent à leur compte.

#Gaslighting

Le terme provient du film « Gaslight », réalisé en 1944. Dans celui-ci, le mari manipule émotionnellement sa femme au point qu’elle pense devenir folle. Le mari utilise notamment la tactique de manipulation de l’éclairage au gaz, particulièrement violente émotionnellement parlant. Cette manipulation est faite dans le but de dérouter, de discréditer la femme et même de lui faire ne plus avoir confiance en son propre jugement. Bien que cela arrive également aux hommes, les femmes en sont les victimes les plus fréquentes.

#Slut-shaming

Le concept de slut-shaming signifie : insulter une femme, en la jugeant sur un comportement jugé vulgaire. Définir ce qui convient à une femme ou pas, est déjà en soi une forme de sexisme. Plus généralement, ce terme est utilisé pour porter des jugements sur la vie sexuelle d’une femme.

#Body-shaming

Semblable au slut-shaming, le body-shaming est l’acte de juger une femme sur son apparence. Cela arrive généralement quand elle décide de porter des vêtements jugés «inappropriés» pour son physique. Une jupe courte portée par une femme en surpoids, par exemple. Les normes de beauté imposées par l’industrie de la mode, des médias et du divertissement renforcent la honte de ceux qui ne rentrent pas dans le shéma du corps parfait.


#Empowerment

Ce concept est utilisé pour désigner l’union des femmes dans la construction de moyens pour combattre toutes les formes de machisme. L’objectif ici est de déconstruire les rôles imposés, de donner la parole aux femmes et d’unir leurs forces pour lutter pour l’équité hommes/femmes.


#Sisterhood

Ici, le concept met en avant le soutien réciproque entre femmes pour parvenir au pouvoir. L’anthropologue mexicaine Marcela Lagarde précise : « Ajouter un lien. Créez-en un autre. Supposons que ce lien vient renforcer la rencontre de beaucoup d’autres ».


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